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J’ai lu pour Vous: La foire aux immortels (1980)

Dessin & Scénario : Enki Bilal

La foire aux immortels

La foire aux immortels

Le Synopsis

En 2023, Paris est gouvernée par un dictateur fasciste du nom de Jean-Ferdinand Choublanc. La ville est divisée en deux arrondissements. Le premier est réservé aux riches élites, le second, où règnent la pauvreté et la maladie, aux classes inférieures.

C’est dans cette ville post-apocalyptique qu’apparaissent des dieux égyptiens, dont la pyramide volante s’immobilise au-dessus de Paris. Ils sont à la recherche de carburant et essayent de négocier avec le dictateur pour racheter les réserves de la ville. Le débat n’avance guère car le prix que réclame Choublanc est l’immortalité, que les dieux égyptiens lui refusent catégoriquement. De son côté, Horus, récemment humilié à un concile divin, cherche sa revanche en prenant possession de corps humains. Son but est de prendre le pouvoir, pour imposer sa loi à ses congénères divins. C’est ainsi qu’il rencontre Alcide Nikopol, dissident politique fraîchement retombé de l’espace où il avait été placé en hibernation pénitentiaire trente ans auparavant.

Le contexte

Toujours dans la résolution de lire toutes les Bandes Dessinées du Centre Culturel Français, je tombe par hasard sur cet album dont l’auteur a un nom particulier et exotique « Enki Bilal ». Je demande qui c’est à mon ami.  Ce dernier me regarde d’un air sombre, surpris et dévasté : « Krys, tu ne connais pas Bilal !??? Tu mérites d’être pendu puis défenestré ! De quelle planète viens-tu ? ».

Donc de peur de subir un châtiment aussi étrange, je remets la lecture de « Rahan, fils des âges farouches » à plus tard et décide de l’emprunter.

Il faut savoir que ‘La Foire aux immortels ’  fait parti des Classiques de la Bande dessinée et est la première de la Trilogie Nikopol écrite et dessinée entre 1980 et 1993. En 2013,  Enki Bilal a  exposé au Musée du Louvre.

 

Les plus

+ L’étrangéité, la décadence et la richesse de l’univers « Bilalien »

+ La beauté et l’assurance des dessins et des tracés

+ Les dialogues, mordants à souhait

+ L’exquise cruauté et condescendance des dieux envers la race humaine

+ Les magnifiques vers de Baudelaire déclamés par Nikopol (le héros)

Les moins

– Le début de l’album est difficile pour le lecteur (mais en même temps, on n’est pas dans la littérature prémâchée !)

 

La note

18/20

« La Foire aux immortels » est une œuvre déroutante et puissante fait par un  scénariste efficace, un dialoguiste talentueux et un dessinateur hors pair nommé Enki Bilal. Hâte de lire le tome 2 !

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Enki Bilal

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Alors pour Vous qui l’avez lue, ça déchire ou pas?